Billet d'humeur

 

Le vivier
de Sarkozy

En pêchant dans les eaux de la social-démocratie, Nicolas Sarkozy a pu rallier à lui quelques personnalités se prétendant « de gauche » et dont il a fait ses fidèles collaborateurs au gouvernement : Bernard Kouchner, Éric Besson, Jean-MarieBockel, Jean-Pierre Jouyet, Fadela Amara, Frédéric Mitterrand y ont déjà trouvé leur place.

D’autres noms, un moment envisagés, n’ont finalement pas été retenus, comme celui de Claude Allègre, déjà fortement déconsidéré par son passage au ministère de l’Éducation dans le gouvernement Jospin, ou celui de Julien Dray, ancien trotskiste ayant rejoint le PS il y a quelques années, dont les déboires avec la justice constituent manifestement un handicap.

Manuel Valls, le député PS qui fait des ronds de jambe au Modem, a lui aussi été approché, mais sans doute a-t-il de plus grandes ambitions.

En Bretagne, c’est sur Jean-Yves Le Drian, le président socialiste de la région, que l’attention de Nicolas Sarkozy s’était portée, la presse en a parlé, un poste ministériel lui a même été proposé, sans résultat. .

Nicolas Sarkozy ne manquera pas, lors du prochain remaniement de son gouvernement, de solliciter de nouvelles personnalités, dites « d’ouverture », dont il souhaiterait faire ses collaborateurs.

Le vivier n’est pas épuisé…

Corentin Glazik

 

 

 

Une juste colère






Les petits producteurs de lait au bord de la faillite

La dérégulation des prix décidée par Bruxelles a précipité nombre de  producteurs de lait dans de grandes difficultés. Au regard des résultats d’exploitation, 80 % d’entre eux risquent le  dépôt de bilan à court terme.

Suite à l’accord signé le 4 juin dernier par la FNSEA, les prix ont chuté de 400 à 260 euros la tonne. Certains producteurs ont ainsi perdu 40 % de leur revenu.

Les producteurs de lait indépendants membres de l’APLI, qui font la grève du lait et ont popularisé leur action notamment par des distributions de lait sur le marché de Quimper, se sont sentis abandonnés par la FNSEA, syndicat majoritaire, qui ne les a pas soutenus.

Lors de la manifestation du 3 octobre à Quimper, à l’appel de la FDSEA, beaucoup  de jeunes producteurs ont été déçus par les discours des dirigeants, qui n’auront su que les exhorter à rester unis, toutes filières confondues, pour participer à l’élaboration de propositions susceptibles de répondre aux exigences économiques de la mondialisation.

Pour sa part, le PCF réclame la régulation des prix, le maintien des quotas et l’encadrement des marges de la grande distribution.

DF

 

Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 10:58

Depuis plus de 20 ans les différents gouvernements  qui se sont succédé, à dominante RPR/UMP ou PS, ont réduit les services publics. On en perçoit désormais les effets dans notre vie quotidienne. En voici quelques exemples sur Quimper :

EDF et GDF avaient leurs bureaux sur les quais de l’Odet. On pouvait s’y présenter pour régler un problème. La gestion libérale a conduit à leur fermeture. Désormais, vous avez un interlocuteur téléphonique au Havre !

La sécurité sociale avait deux directions dans le Finistère, l’une à Brest, l’autre à Quimper. Pour économiser sur les salaires, tout est regroupé à Brest. À terme les bureaux quimpérois disparaîtront. On supprime des emplois à Quimper. Les chèques de cotisations sociales des entreprises sont amenés à Brest en voiture. Adieu les économies, bonjour le CO² !

L’ANPE et les ASSEDIC ont fusionné pour former le pôle emploi, avec au passage la suppression des commissions départementales pour les contentieux qui se tenaient alternativement à Quimper et à Brest. Désormais tout est traité à Rennes. Le déplacement dans l’une de ces deux villes était envisageable, par contre aller à Rennes est très dissuasif. Le but étant de dissuader les salariés de faire appel. Merci l’ UMP : les recours déposés par les salariés ont nettement diminué. 

Les enseignants voient leurs effectifs sabrés. Au collège Max Jacob, depuis la rentrée, il manque quatre heures d’enseignement de mathématique dans une classe de troisième, malgré le brevet à passer à la fin de l’année.

À Kerfeunteun, depuis plusieurs mois, les plaintes pour les dégradations commises au  niveau de la Croix des Gardiens , vitres d’un commerce cassées, voitures dégradées, ne sont plus reçues, par manque d’effectifs et  par crainte d’augmenter les statistiques de la délinquance. Officiellement le quartier est parfaitement calme et il doit le rester. Les auteurs de ces troubles ne sont donc pas inquiétés. Cette situation mine la vie des habitants.

En résumé, la disparition des services publics se traduit par la perte d’emplois et la perte de services de proximité, par une augmentation de la pollution, par une perte des droits et donc d’argent pour les personnes au chômage, par une diminution de la qualité de l’enseignement, par une augmentation de l’insécurité dans les quartiers, etc.

Le libéralisme n’est pas une solution mais un problème.           

Xavier PERCHEC

 


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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 10:22




Avec un taux d’abstentions sans précédent,  les élections de juin dernier avaient mis en évidence la profondeur de la crise de confiance des citoyens à l’égard d’une Union Européenne dominée par le libéralisme le plus débridé et au fonctionnement fort peu démocratique. Le chantage scandaleux exercé sur le peuple irlandais menacé des flammes de l’Enfer s’il ne modifiait pas son vote contre le traité de Lisbonne, simple réécriture du traité constitutionnel de 2005, n’est certes pas de nature à nous rassurer sur ce point !

Dès juillet l’élection du nouveau président du Parlement Européen a montré que les mauvaises habitudes perdurent sur fond de consensus libéral. Alors que l’Europe est frappée de plein fouet par la crise et que les dogmes ultralibéraux ont fait la preuve de leur nocivité, M .Busek, ancien premier ministre polonais, chaud partisan des privatisations et des fermetures d’entreprises, a été élu au premier tour par une coalition hétéroclite des groupes dans lesquels siègent les élus UMP, les amis de BAYROU, les socialistes européens, les verts de COHN-BENDIT. Seul le groupe GUE où siègent nos 5 députés français du Front de gauche élus en juin, dont les 3 députés communistes, a présenté face au candidat de la droite la plus réactionnaire une candidate suédoise pour porter les valeurs de la gauche. Cette candidate a d’ailleurs obtenu dans ce vote à bulletins secrets 54 voix de plus que l’effectif de son groupe, signe du malaise provoqué par cette confusion politique…

En septembre dernier, c’est encore grâce à la neutralité d’une partie des députés se réclamant de la gauche que l’ultralibéral José Manuel Barroso, dont on n’a pas oublié son soutien à l’intervention américaine en Irak ni l’appui qu’il a apporté à la directive Bolkestein, a  été reconduit à la tête de la Commission par les députés européens.

Fidèles à leurs engagements, les députés du Front de gauche et du groupe GUE, bien loin de ces compromissions politiciennes, consacrent leur énergie à résister aux politiques désastreuses de l’Union Européenne et à peser en faveur de décisions conformes aux attentes  des peuples.

C’est ce qu’a fait notre camarade Patrick Le Hyaric devant l’inertie des instances européennes face à la crise du lait, exigeant notamment des mesures d’aide d’urgence aux producteurs de lait, la mise en place de prix rémunérateurs du travail paysan, la régulation des productions par les quotas.

Y.R.

 


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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 10:09

Après le succès de la votation à Quimper, la secrétaire de la

section du PCF s’est adressée au Président de la République

 

Monsieur le Président de la République,

 

Plus de 2 millions de personnes ont participé à la votation citoyenne du 3 octobre sur l’avenir du service public postal, plus de 130 000 en Bretagne, plus de 42 000 dans notre département du Finistère, plus de 3000 dans notre ville de Quimper. Et bien d’autres ont fait part de leur regret de n’avoir pu le faire.

Un tel élan est sans précédent.

Les votants ont massivement exprimé la volonté de retrait de votre projet qui ouvre la voie à la privatisation de la Poste, ils ont manifesté leur attachement à un service public postal de qualité respectant ses personnels et répondant aux besoins de ses usagers, facteur de lien social et générationnel, d’égalité, d’aménagement harmonieux du territoire. Ils ont aussi voulu faire entendre leur aspiration à être consultés sur un sujet aussi sensible qui touche aux valeurs essentielles de notre société.

Vous ne pouvez ignorer une volonté populaire et une exigence démocratique qui se sont fait entendre avec tant de force. C’est pourquoi je vous demande instamment de retirer ce projet et de créer les conditions permettant l’organisation d’un référendum pour que cette question soit soumise aux citoyens

C’est à eux de trancher.

 

À l’initiative de l’élue communiste Christine KERDREUX, le Conseil municipal de Quimper s’est prononcé le 25 septembre pour l’abandon du projet de privatisation de la Poste et a appelé la population à participer à la votation, contre l’opposition de la droite qui soutenait SARKOZY.                                               


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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 23:42

Malgré les gesticulations médiatiques de M. SARKOZY pour cacher la vérité, toutes les analyses démontrent le caractère profond et durable de la crise capitaliste.

La volonté de l’omni-président de faire sauter tous les verrous des systèmes de protection des salariés, des demandeurs d’emploi et des familles ne va rien arranger.

À la liquidation des services publics, s’ajoute maintenant le projet de s’attaquer à la démocratie, par une réforme des collectivités locales.

Le cynisme dont le grand patronat et la droite font preuve, ne peut s’expliquer que par la faiblesse des différentes composantes du mouvement social et plus particulièrement des partis de gauche.

À l’issue des élections européennes, force est de constater que la victoire de la droite, par le nombre de sièges obtenus, est loin d’être aussi probante en nombre de voix et en pourcentage.

À gauche, mis à part les  résultats encourageants du Front de Gauche, c’est la grisaille.

Le transfert de voix d’électeurs du PS chez les Verts et le faible score de l’extrême gauche, montrent qu’il est urgent de mettre fin à cette situation.

Entre le PS , partisan de primaires à gauche et dont certains dirigeants prônent   une alliance avec le MODEM, et le NPA d’Olivier BESANCENOT qui refuse toute discussion avec le PS, n’est-il pas temps de s’adresser d’abord aux acteurs du mouvement social, aux citoyens, à toutes les victimes de la crise, pour leur demander leur avis ?

L’immense majorité des Français peut se rassembler sur des projets sociaux, économiques et culturels, pour peu que cesse l’esprit de chapelle qui persiste dans les organisations syndicales et politiques.

Ce qui nous préoccupe, nous les communistes, c’est avant tout d’aider toutes celles et tous ceux qui subissent la crise, à reprendre l’initiative afin de la faire payer à ceux-là mêmes qui l’ont provoquée et qui continuent de s’en nourrir.

Pour cela il faut mettre en débat les moyens à mettre en œuvre, directement avec les intéressés, avec audace, dans un esprit créateur, solidaire et constructif.

Ce n’est que comme cela que se pose la question du rassemblement de la gauche.

La gauche ne saurait se résumer à la somme des organisations qui s’en réclament, car personne ne peut prétendre l’incarner plus que d’autres.

Ainsi, pour les élections régionales, les uns nous somment de renoncer à l’ambition de tout projet transformateur, les autres de renoncer à toute participation au pouvoir.

Que ce soit au niveau régional ou national, il faut travailler à des projets permettant de combattre la crise et les logiques financières capitalistes, et travailler dans le même temps à la construction des rassemblements et des majorités susceptibles de les porter.

Ce que nous voulons : des projets de qualité réellement ancrés à gauche, et leur mise en œuvre effective.

 

Daniel FERRENBACH

 


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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 20:13

La crise serait derrière nous, tel est le discours officiel. Les banquiers se frottent les mains, comme les gros actionnaires, leurs affaires reprennent grâce à l’argent public.

En réalité la crise est bien là et frappe durement. Le chômage explose, les plans dits « sociaux » se multiplient, la pauvreté et la précarité s’étendent, les investissements sont en chute libre. Le gouvernement démolit les services publics et supprime des emplois par dizaines de milliers. Les paysans  n’arrivent plus à vivre de leur travail. Le pouvoir d’achat des salaires et des retraites est en recul, mais Sarkozy essaie de le grignoter encore plus : forfait hospitalier, déremboursements de médicaments, taxe carbone, taxation des rentes des accidentés du travail…Le stress au travail est considérable,  qu’à cela ne tienne : on travaillera le dimanche, on partira plus tard en retraite !

Cette politique désastreuse se heurte à des résistances. Des luttes courageuses sont engagées depuis plusieurs mois pour empêcher la fermeture d’entreprises. Salariés et usagers se mobilisent, parfois avec succès, pour la défense des services publics : écoles, hôpitaux, bureaux de poste...

L’ampleur de la participation citoyenne à la votation du 3 octobre sur l’avenir de la Poste est un avertissement pour le gouvernement. Elle interpelle aussi la gauche sur sa capacité à répondre aux attentes populaires, à construire une alternative politique, à élaborer un projet  mobilisateur avec tous ceux, toutes celles qui veulent s’y engager.

La volonté de changement est réelle, mais elle ne trouve pas de réponse politique à sa mesure. La gauche n’y répondra ni par des œillades au Modem, ni par le faux-semblant des primaires qui réduiraient l’intervention populaire au choix d’un casting pour un film dont d’autres auraient écrit le scénario. Les citoyens veulent intervenir pour de vrai, être partie prenante dans les choix qui les concernent. Il faut leur ouvrir en grand le débat sur les contenus, travailler ensemble à faire émerger du neuf, se rassembler pour porter ces propositions dans les luttes et dans les urnes. C’est l’invitation que les communistes lancent à tous les hommes et toutes les femmes qui cherchent une issue, aux acteurs du mouvement social, à tous les mouvements et partis politiques de gauche. Le temps presse !

 

Yvonne RAINERO

 


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Présentation

Economie

Quand l’Amérique

quitte l’Armorique

 

En 2006, « Bretagne innovation », association créée par le Conseil régional en 1988, notait que les entreprises américaines étaient de loin les plus représentées en matière d’investissement étranger en Bretagne.                                       

Depuis l’éclatement de la crise économique aux États-Unis, le monde capitaliste est entré en récession et malgré les grandes déclarations lancées de G8 en G20, rien ne va plus et l’oncle d’Amérique reprend ses billes.                                              

Non contents  de renforcer leurs mesures protectionnistes en matière d’importations, les États-Unis ont décidé de rapatrier les productions des entreprises qu’ils avaient  implantées en Europe.             

En rappelant leurs capitaux et fonds de pension, avec l’assentiment du gouvernement français, ils privent brutalement des salariés de leur emploi, ils récupèrent des savoir-faire à leur profit et mettent des bassins économiques en grande difficulté.

De ce point de vue l’exemple de Cummins est  significatif. Après avoir bénéficié des aides publiques et tiré le maximum de profit du travail de leurs salariés quimpérois, les dirigeants de cette société ont fait remonter les bénéfices à la société-mère pour préparer leur redéploiement.       

La complicité du gouvernement fait payer un lourd tribut aux salariés de ces entreprises qui ont longtemps profité, au sens financier du terme, du savoir-faire de nos ingénieurs et techniciens, ainsi que des infrastructures collectives de notre région.

Il est temps, grand temps, à tous les niveaux, de mettre non plus la société au service de l’économie, mais l’économie au service de la société.

 

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