Depuis plus de 20 ans les différents gouvernements qui se sont succédé, à dominante RPR/UMP ou PS, ont réduit les services publics. On en perçoit désormais les effets
dans notre vie quotidienne. En voici quelques exemples sur Quimper :
EDF et GDF avaient leurs bureaux sur les quais de l’Odet. On pouvait s’y présenter pour régler un problème. La gestion libérale a conduit à leur fermeture. Désormais, vous avez un interlocuteur téléphonique au Havre !
La sécurité sociale avait deux directions dans le Finistère, l’une à Brest, l’autre à Quimper. Pour économiser sur les salaires, tout est regroupé à Brest. À terme les bureaux quimpérois disparaîtront. On supprime des emplois à Quimper. Les chèques de cotisations sociales des entreprises sont amenés à Brest en voiture. Adieu les économies, bonjour le CO² !
L’ANPE et les ASSEDIC ont fusionné pour former le pôle emploi, avec au passage la suppression des commissions départementales pour les contentieux qui se tenaient alternativement à Quimper et à Brest. Désormais tout est traité à Rennes. Le déplacement dans l’une de ces deux villes était envisageable, par contre aller à Rennes est très dissuasif. Le but étant de dissuader les salariés de faire appel. Merci l’ UMP : les recours déposés par les salariés ont nettement diminué.
Les enseignants voient leurs effectifs sabrés. Au collège Max Jacob, depuis la rentrée, il manque quatre heures d’enseignement de mathématique dans une classe de troisième, malgré le brevet à passer à la fin de l’année.
À Kerfeunteun, depuis plusieurs mois, les plaintes pour les dégradations commises au niveau de la Croix des Gardiens , vitres d’un commerce cassées, voitures dégradées, ne sont plus reçues, par manque d’effectifs et par crainte d’augmenter les statistiques de la délinquance. Officiellement le quartier est parfaitement calme et il doit le rester. Les auteurs de ces troubles ne sont donc pas inquiétés. Cette situation mine la vie des habitants.
En résumé, la disparition des services publics se traduit par la perte d’emplois et la perte de services de proximité, par une augmentation de la pollution, par une perte des droits et donc d’argent pour les personnes au chômage, par une diminution de la qualité de l’enseignement, par une augmentation de l’insécurité dans les quartiers, etc.
Le libéralisme n’est pas une solution mais un problème.
Xavier PERCHEC


multiplient, la pauvreté et la précarité
s’étendent, les investissements sont en chute libre. Le gouvernement démolit les services publics et supprime des emplois par dizaines de milliers.